Pour les forces de l’ordre, le candidat Sarkozy reste le Président de la République

Situation cornélienne pour les forces de police et de gendarmerie.

Doit-on protéger le candidat Sarkozy ou le Président de la République ?

D’après nos sources, la réponse est toute simple : à tout moment le candidat Sarkozy peut redevenir le Président si une situation de crise venait à se produire. Prenons un cas improbable. Une centrale nucléaire saute ! Aussitôt le candidat Sarkozy saute dans sa voiture blindée, garée à proximité, pour rejoindre l’aéroport de Meythet, toutes sirènes hurlantes, précédé d’une cohorte de motard.

À la question : y aura-t-il des forces sécurité dévolues au candidat différentes de celles qui protègent le Président ? La réponse est claire : non, ce sont les mêmes !

Une manifestation non déclarée mais pas interdite !

Concernant la manifestation des opposants prévue à proximité, celle-ci n’a pas été déclarée en Préfecture. Serait-elle pour autant interdite ? Non, puisque, selon le représentant des forces de l’ordre, la liberté de manifester existe en France et qu’il voit mal comment un candidat à la Présidence de la République puisse refuser le contact avec le peuple.

Le Boulevard du Fier sera accessible à tout citoyen

À la question, le Boulevard du Fier sera-t-il interdit à la circulation ? Non, puisque toute personne a le droit, en la circonstance, d’utiliser le domaine public. Par contre, ce qui se passe à l’intérieur du domaine privé de l’Arcadium, cela concerne les organisateurs, c’est-à-dire l’UMP. Libre à eux de faire appel à des services de sécurité de leur choix. Mais comme il est précisé que sous le manteau du candidat sommeille le Président, il est fort à parier que sa garde rapprochée élyséenne sera active pour empêcher toute atteinte au Président, c’est-à-dire à la France.

Un seuil critique minimal de sécurité

D’après nos sources, les dispositifs de sécurité exceptionnels réservés à une visite présidentielle ne seront pas mis en place. Par contre ces dispositifs seront nécessairement plus importants que ceux réservés à un autre candidat ou candidate. Le terme de « seuil critique minimal » est employé.

Reste à savoir quel dispositif de sécurité s’applique à un tel seuil et quel sera la part du budget de sécurité affecté à la campagne électorale du candidat-président ?

Une question du ressort du Conseil Constitutionnel.

(1) Toutefois, si ce candidat était François Hollande, « on ne pourrait prendre le risque de voir un Président de la République « potentiel » subir une agression, même humiliante.

 

Auteur: gfumex

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