Étiquetté « girouette politique », Thierry Billet s’engouffre dans les voiles de Bayrou !
Jusqu’où Thierry Billet ira-t-il pour assouvir ses ambitions ?
Nul ne sait.
Un parcours en « zig-zag » !
Adhérent du PSU – quand ce parti dirigé par Michel Rocard avait le vent en poupe – il adhère aux Verts lorsque ce parti écologiste était crédité de résultats électoraux à 2 chiffres.
Militant écologiste, Thierry Billet essaie de s’imposer par tous les moyens au sein des Verts Région Savoie pour les entraîner vers le PS – seul parti à gauche susceptible de prendre le pouvoir – et ainsi le porter personnellement vers des mandats électoraux intéressants.
Mais les Verts résistent à cette dérive politicienne, et désavouent Thierry Billet. Rejeté par ses « amis », ce dernier essaie d’entrer par la fenêtre d’Europe Écologie, tout en devenant maire-adjoint de Jean-Luc Rigaut, à Annecy, sous l’étiquette « Nouveau Centre ».
Cette décision lui sera fatale. Sa demande d’adhésion comme membre coopérateur d’Europe Écologie lui fut refusée par les instances nationales tant qu’il appartiendra à une majorité « Nouveau Centre » soutenant Nicolas Sarkozy.
Une cohérence à toute épreuve !
Au cours de ce parcours il faut reconnaître une certaine cohérence à Thierry Billet, celle de vouloir exercer le pouvoir à tout prix. À son arrivée en Haute-Savoie, n’avait-il pas déclaré à Odile Wieder, responsable des Verts annéciens, qu’il voulait devenir maire d’Annecy. Odile Wieder lui a simplement répondu qu’il lui fallait d’abord faire ses preuves au sein des Verts annéciens.
Aussi, tout son cheminement politique local a été porté par cette ambition.
Passage sans complexe de la gauche à la droite !
Ne pouvant obtenir le support politique à gauche pour lui permettre d’accéder à des mandats électoraux, il préférera trahir ses engagements à gauche en faisant alliance à droite avec le « Nouveau Centre » pour franchir la première marche du pouvoir local comme maire adjoint d’Annecy.
Aujourd’hui, cohérent dans son parcours personnel, Thierry Billet soutient la candidature de Bayrou, qui lui apparaît capable de battre Sarkozy et éventuellement Hollande. Une éventualité qui pourrait lui ouvrir des perspectives électorales locales alléchantes, soutenu par son ami Bernard Bosson.
Un soutien par conviction pour Bayrou ou par opportunisme ?
On peut se demander si les idées du MODEM – mouvement politique créé par Bayrou – étaient aussi intéressantes, pourquoi Thierry Billet n’a-t-il pas rejoint ce parti au moment des élections municipales de 2008, comme l’avait fait son ami Jean-Luc Benhamias, plutôt que de suivre le « Nouveau Centre » ?
Peut-être que la perspective de se retrouver isolé sur les bancs de l’opposition aux côtés de Pierre Polès comme simple conseiller municipal, ne devait pas trop le séduire.
Une pratique politique « archaïque » rejetée par une majorité de citoyens
Cette vision qu’ont les élus de ne voir dans les « grands » partis politiques – pourtant portés par des militants sincères et désintéressés, aussi bien à gauche qu’à droite – que de simples passerelles pour accéder à une carrière politique, devient de plus en plus insupportable pour l’ensemble des citoyens.
Cette façon archaïque et éculée de « faire » de la politique conduit à une défiance des partis, et par conséquence à une désertion du champ politique concrétisée par une abstention record.
L’émergence des mouvements populaires animés par les « indignés », les révoltes citoyennes dans les pays arabes, les soulèvements populaires en Russie, au Moyen-Orient, en sont les symptômes les plus visibles.
On peut espérer que les citoyens européens redonnent à la Démocratie leurs vraies couleurs en se débarrassant de tout ce personnel politique parasite qui n’a comme ambition principale… que leur carrière !


