Désirant se sédentariser, des gens du voyage sont « nomadisés » sur l’agglomération annécienne.

Pays de migration de longue date, la France s’est construite au rythme des flux migratoires. En 1999, près de 14 millions de Français avaient un parent ou un grand-parent immigré, soit 23 % de la population.
Hongrois, polonais, tchécoslovaques, arméniens, italiens, espagnols, portugais, maghrébins, africains, se sont succédés en façonnant le visage métissé de la France.
Contrairement à leurs cousins grands voyageurs, les « gens du voyage » font partie de ces flux migratoires. Français – certains depuis plusieurs générations – ils continuent à être rejetés de notre société, alors qu’ils souhaitent se sédentariser.
C’est le cas de nombreuses familles résidant dans l’agglomération annécienne. Bénéficiant d’un travail, avec des enfants scolarisés, ils aspirent à « poser leur tente » sur un terrain qu’il veulent acheter, gardant ainsi leur mode de vie familiale en caravane.
Pourtant, depuis des générations, ils sont transbahutés de terrains de décharges en aires d’accueil où ils se retrouvent parqués.

Obligé de partir du terrain où il avait « planté » sa caravane, Noël est accueilli par son frère « Nano », lui même confiné à titre provisoire sur un terrain d’accueil exigu de la commune de Cran-Gevrier, juste au dessous de pylônes de Haute-Tension.

[gdvseynod]

Auteur: gfumex

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