L’État reconnaît ne pas savoir où ont dormi cette nuit trois familles avec enfants.

Joint par téléphone ce matin, René Bonhomme, Directeur départemental de la DDASS, reconnaît qu’il n’a pas pu loger cette nuit des familles avec enfants. Il en est le premier désolé, et dans cette période de froid, n’est pas très fier de cette situation qu’il juge inacceptable. « Sur les cinq familles, avec des enfants, deux ont pu être logées. Nous avons pu trouver une solution spéciale pour une d’entre-elle, sachant que le centre Georges Bonnet est plus que saturé. Une autre famille a réussi à se loger par ses propres moyens. Par contre, nous ne savons pas où ont dormi les trois autres familles. J’ai demandé des renseignements auprès des personnes habilitées à la « maraude », mais je n’ai pas d’éléments de réponse pour l’instant. J’ai fait part de mes préoccupations hier-soir à Monsieur Raffy, secrétaire Général de la Préfecture. »

Joint hier vers 17H00, Jean-François Raffy n’avait aucune information sur le fait que des familles demandeurs d’asile soient dans la rue . Une situation dont se serait inquiétée l’OFII (Office français pour l’immigration et l’intégration), et qui aurait demandé aux associations humanitaires d’alerter la Préfecture : une démarche – assurée par le collectif d’aide aux demandeurs d’asile – que le Secrétaire Général de la Préfecture déclarait ne pas avoir eu connaissance.

Dans ses propos, Monsieur Raffy met en doute la qualité même de demandeurs d’asile de la plupart des personnes arrivant des Balkans – et par là même la parole des association humanitaires – considérant que les pays dont son issus ces immigrés ne sont plus en guerre, et que leurs motivations sont essentiellement économiques : « Quand on leur demande pourquoi ils viennent en France, ils répondent que c’est pour trouver du travail, et vivre dans notre pays ».

Sur la question du déclenchement du niveau 2 de grand froid, Jean-François Raffy précise que ces niveaux n’existent plus depuis la circulaire d’octobre 2007 du Ministre du logement, Mme Boutin : « du 1er novembre au 31 mars, est instauré le plan grand froid dans nore département. Le plan « froid extrême » est déclenché sur les indications données par « Météo France » qui répond à une procédure précise ».
À ce sujet, le Directeur de la DDASS précise qu’aux 390 places d’hébergement à caractère social recensées dans le département, s’ajoutent 73 du 1er novembre au 31 mars, et 47 dans la situation de froid extrême. « En plus, nous avons les 80 places du Centre Georges Bonnet dont la capacité a été augmentée de 35. Enfin, est prévu 12 places spécifiques « jeunes », ce qui porte le nombre total en cas de froid extrême à 637 places. »

Auteur: gfumex

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