14e Biennale du cinéma espagnol : AGORA
« Agora », le nouvel exploit d’Alejandro AMENABAR (The Others), ne réside pas cette fois ci, dans sa réalisation, bien que ce film soit à différents niveaux irréprochable.
Le casting, original et astucieux, donne la réplique à des acteurs charismatiques tels que Max MINGHELLA en esclave tourmenté ou encore Sami SAMIR en évêque machiavélique. A noter, le soin apporté aux costumes qui pèsent efficacement dans le jeu d’acteurs. Le scénario, prévisible si on refuse de se prendre au jeu du spectacle, est mené avec habilité, et quelques longueurs n’entachent pas pour autant le rythme du récit.
La bande originale est immersive et l’esthétique de l’image soignée, mais pour moi, la prouesse établie par « Agora » se trouve en terme de « timing », puisque l’œuvre sort sur les écrans au milieu d’une période où la laïcité, thème principal abordé, est sérieusement remise en question dans nos société modernes.
« Agora » est un film original, écrit et réalisé par le même homme et c’est peut-être cela qui lui confère cette attraction remarquable auxquelles de simples adaptations de roman ne peuvent prétendre…



